On n'aurait jamais imaginé revivre, en 2026, une scène où la gendarmerie intervient de cette manière au sein de l'hémicycle de l'Assemblée nationale.
L'incident survenu le 29 juin, impliquant le député Abdou Mbow, constitue un signal d'alarme qui doit interpeller tous les démocrates.
Si le maintien de l'ordre public est une exigence légitime, il ne saurait, en aucune circonstance, justifier la brutalisation d'un député dans l'exercice de son mandat, ni porter atteinte à la dignité de la représentation nationale.
L'Assemblée nationale est le temple du débat démocratique, et non un lieu où la force se substitue au droit.
Certes, la vie parlementaire est faite de débats parfois vifs. Mais ces divergences doivent toujours être réglées dans le respect des personnes, des règles et des procédures prévues par le Règlement intérieur.
Lorsqu'un député manque à ses obligations, il appartient à ses pairs et aux organes compétents de l'Assemblée nationale d'en tirer les conséquences, et non à des interventions coercitives qui créent un précédent dangereux pour notre démocratie.
Dans une République, chacun est libre de défendre ses convictions et ses ambitions politiques. En revanche, cette liberté ne peut jamais servir de prétexte à la violence, à l'humiliation ou à l'instrumentalisation des forces de défense et de sécurité. Leur mission est de protéger les institutions et les citoyens, dans le strict respect de la loi.
J'appelle donc les députés à préserver la dignité de l'institution parlementaire en privilégiant les mécanismes internes de règlement des différends. J'invite également les autorités compétentes à faire toute la lumière sur cet incident, dans la transparence et l'impartialité, afin que les responsabilités soient établies conformément au droit. Enfin, j'en appelle à la vigilance de la société civile et de l'ensemble des citoyens, car la défense de la démocratie exige le respect des procédures, de la dignité humaine et de l'État de droit.
Cet épisode doit nous servir de leçon. Aucun intérêt partisan, aucune émotion du moment ne doit conduire à fragiliser nos institutions. Défendons le débat démocratique, préservons le respect des institutions et refusons que la force prenne le pas sur le droit.
M. Djibril BA : Ingénieur agronome
Ingénieur Financier
MBA en financial Management
Président du Mouvement PROGRÈS
Coordonnateur Pôle Communication Coalition Diomaye Président THIES
Membre Task force Coalition Diomaye Président
M. Djibril BA
Coordonnateur Pôle Communication Coalition Diomaye Président THIES
Membre Task force Coalition Diomaye Président
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Kaw Oumar Sarr