Par Moustapha NDOUR, Président du Mouvement Natangue Sénégal
Membre du Conseil National des Leaders Coalition Diomaye Président
Membre du Réseau Think Tank Coalition Diomaye Président
Superviseur Départemental Kébémer Coalition Diomaye Président

post La stabilité institutionnelle constitue le fondement de toute démocratie mature. Lorsqu'il est question de la Constitution, norme suprême de notre République, chaque acteur politique est tenu à une exigence de responsabilité, de retenue et de respect des principes qui fondent le consensus national. Toute réforme constitutionnelle doit être guidée exclusivement par l'intérêt supérieur de la Nation et non par des considérations partisanes.

Les quatre avant-projets de réforme initiés par Son Excellence le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ont suivi un cheminement conforme aux exigences républicaines. Ils ont fait l'objet d'un processus de dialogue, de concertation et d'un examen par le Conseil constitutionnel, traduisant une volonté manifeste de préserver la cohésion nationale et de garantir la légitimité des réformes envisagées.

C'est dans ce contexte que la décision de certains députés de Pastef de modifier unilatéralement l'esprit de ces avant-projets, en y apportant des changements substantiels et en cherchant à s'en attribuer la paternité politique, soulève de sérieuses préoccupations. Une telle initiative rompt avec la culture du consensus qui doit entourer toute révision de la loi fondamentale et risque d'installer un précédent dangereux pour notre démocratie.

La Constitution n'est ni le patrimoine d'un parti politique, ni celui d'une majorité parlementaire. Elle est le pacte fondateur de la Nation sénégalaise. Son évolution doit impérativement résulter d'un large consensus, dans le respect des institutions et de l'intérêt général. En s'écartant de cette exigence, c'est l'équilibre même de notre État de droit qui pourrait être fragilisé.

Face à une telle situation, il appartient au Chef de l'État, garant de la Constitution et du fonctionnement régulier des institutions, de veiller à ce que l'esprit républicain, le dialogue et la recherche du consensus demeurent les seuls fondements de toute réforme constitutionnelle.

Aujourd'hui, l'heure n'est plus à la complaisance. L'heure est à la vigilance. Car lorsque la Constitution est exposée aux intérêts partisans, c'est la République elle-même qui vacille. J'en appelle à tous les républicains, à toutes les forces vives de la Nation et à tous les citoyens épris de justice et de démocratie : ne laissons jamais notre Loi fondamentale devenir un instrument de circonstances. Touchez à tout, mais ne touchez pas à ma Constitution.

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TOUCHE PAS À MA CONSTITUTION !

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