« Je vais demander audience au persidang pour qu’il cofine encore » (confine)

post Leyti, tranquillement assis dans la cour de la maison, méditait sur la situation qui prévaut en ce moment dans le pays. Il ne se rendit pas compte de la présence de Ngagne qui lui demanda s’il était malade. Après avoir répondu par la négative, le cousin lui fit part de ce qui risque de se passer avec cette mesure prise par le président de supprimer le confinement. « Hé oui, Ngagne, affaire bi doyna waar car les attroupements vont reprendre de plus belle, de même que le laisser-aller légendaire de certains citoyens… ». Ngagne l’interrompit : « Conculsssio ? » (conclusion ?). Son parent lui répondit que « les morts vont se compter. Déjà que nous sommes à 110 décès ! ».

« Hasbouna lah », s’exclama Ngagne. « Leyti, ne t’en fais pas, je vais arranger çà. Je vais demander audience au persidang pour qu’il cofine encore » (confine). Je lui demander d’épargner la génération des vieux dont je suis le persidang comme lui. Ngagne posa la radio sur la table et demanda de lui prêter un habit propre « surtout costine ak carwatte car quand deux persidang se rencontrent, c’est du sagnesé » (surtout un costume et une cravate pour être beau). Leyti lui rappela son rendez-vous avec sa cousine Tické. « Elle n’a qu’à attendre », tonna Ngane.

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« Hasbouna lah », s’exclama Ngagne. « Leyti, ne t’en fais pas, je vais arranger çà.

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