pour son refus de se présenter devant la représentation nationale pour l'exercice constitutionnel de la (DPG).

post Ce dimanche 30 juin 2024, le Président du Conseil d'Administration de l'ONFP a fait face à la presse pour fustiger le "comportement du Premier Ministre Ousmane Sonko"

Connu pour ses sorties musclées contre les tenants du pouvoir actuel, le désormais ancien président du Conseil d’Administration de l’Office national de la formation professionnelle, Mouhamadou Lamine Massaly démissionne et rend son poste de PCA tout en s’attaquant au Premier ministre Ousmane Sonko en ces termes. « Comme vous le savez, le 24 mars 2024, le peuple souverain a décidé de tracer une nouvelle trajectoire, en signant une troisième alternance politique et démocratique, portant du coup au pouvoir une nouvelle équipe, cristallisant tous les espoirs, notamment ceux de la jeunesse et des femmes du pays. » Mais malheureusement, force est de constater que tous ces espoirs ont été trahis, pour la simple raison qu’en lieu et place d’un programme alternatif, les porteurs de ce que les tenants du pouvoir appellent le fameux PROJET, n’ont vendu aux Sénégalais, notamment à la jeunesse, que du toc, de la tromperie pure et dure, du saupoudrage et de la tartufferie. C’est dire, en réalité, que ce projet n’existe que dans l’imagination fertile des vendeurs de chimères et d’illusions, a-t-il constaté. Revenant sur la session budgétaire avortée hier, samedi 29 juin 2024, M. Massaly affirme : « La seule arme d’une autorité à la tête vide, aux ambitions limitées, c’est d’insulter la Justice et les institutions de la République, dont l’Assemblée nationale », dit-il. Parlant des nouvelles mesures des autorités de faire des déguerpissements sur la voie publique et de respecter les limites primitives des halles et marchés, le président de l’Union nationale républicaine s’attaque au régime, il lance : « Le Sénégal est assurément dans une mauvaise pente, comme en témoigne la situation catastrophique que vivent les marchands ambulants, les commerçants, les meuniers, les conducteurs de moto Jakarta, les transporteurs, les paysans qui n’ont reçu que des semences in. » Notre intime et profonde conviction est que laisser faire, c’est être acteur de cette mascarade, et se taire, c’est être complice. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de démissionner du poste de président du Conseil d’administration de l’Office national de formation professionnelle (ONFP), pour faire face aux complots ourdis par le régime actuel, sur le dos des Sénégalais. Je me fais d’ailleurs l’agréable devoir de remercier très profondément le Président Macky Sall, qui m'a nommé à ce poste le 30 novembre 2022. « Je me suis prescrit le devoir de faire face à vous aujourd’hui, dans un contexte marqué par l’aggravation des risques de voir le Sénégal, ce pays qui nous est si cher, qui nous a tant donné, basculer dans l’abîme », a-t-il dit. Dans le même chapitre, il invite ses responsables, sympathisants et militants à se mobiliser pour se dresser comme un seul homme pour le rétablissement d’un Sénégal de paix et de cohésion nationale en ces termes : « L’heure de la grande mobilisation a sonné, pour défendre ce pays et la République, qui risquent d’être vendangés. » Le refus du Premier Ministre de se livrer à l’exercice constitutionnel de Déclaration de politique générale (DPG) devant la représentation nationale en est une parfaite illustration. Mais que tout le monde sache que le Sénégal n’est pas le titre foncier d’un groupe d’hommes courts, aux idées très courtes. C’est aussi le moment pour l’opposition de former un seul bloc autour de l’essentiel, pour faire face aux errements de ce régime. Les Sénégalais ont trop laissé faire, mais nous allons nous dresser contre tous les pyromanes, d’où qu’ils viennent. Aux paysans, les conducteurs de moto Jakarta, marchands ambulants, aux travailleurs des collectivités territoriales, à toutes les couches sociales désabusées, je suis totalement à votre disposition pour barrer la route aux politiciens aventuriers. C’est un combat politique de salubrité publique et l’avenir de ce pays en vaut la chandelle. N’est-ce pas vous Ousmane Sonko qui disait ceci : « Les Sénégalais doivent arrêter de donner un chèque en blanc aux dirigeants ».

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La souveraineté appartient au Peuple qui la délègue, a-t-il conclu. L’activité a enregistré une forte mobilisation des responsables politiques de BBY et de son Parti UNR.

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