Abdoulaye Sow, responsable politique à Thies et président du parti Bay sa Waar, était l'invité de la rédaction Actuthies. À cette occasion, il est revenu longuement sur la situation politique actuelle du Sénégal.
Le Sénégal traverse une situation politique inédite. Une telle situation interpelle l'ensemble des acteurs de la scène politique. M. Abdoulaye Sow n'est pas en reste. En effet, lors de son passage à Actitudes où il était invité, il a fait le tour de la situation politique actuelle du Sénégal.
Revenant sur les difficultés rencontrées lors des parrainages, il a qualifié certains faits d'actes de sabotage. En effet, il est inconcevable, selon lui, que des personnes qui ont déclaré leur candidature dès les premières heures refusent de verser leur caution.
Il a aussi fustigé le comportement de la DGE, qui a refusé de donner à Ousmane Sonko les fiches de parrainages.
Il ajoute que, depuis notre indépendance, c'est la première fois que des élections présidentielles suscitent autant d'engouement et cela est source de problème pour tout ce qui est relatif aux opérations de contrôle des parrainages. Mais cet engouement cache beaucoup de choses, car il est connu de tout le monde qu'il y a environ une année, le gouvernement avait annoncé dans un communiqué des opérations de financement de forces occultes d'une valeur de vingt millions de dollars dont l'objectif est de créer une instabilité dans le pays. Il se demande même si ce ne sont pas ces groupes qui sont à l'origine des actes de sabotage.
Ces différents faits pouvaient être source, selon Abdoulaye Sow, de contestations sérieuses post-électorales.
Outre le contrôle des parrainages, il a soulevé les manquements du Conseil constitutionnel sur le contrôle de la double nationalité de la candidate Rose Wardini. Il pense que la seule évocation du nom devrait faire douter les sept sages. Malheureusement, ces derniers n'ont pas été assez vigilants. Mais il ajoute que cette situation n'est pas fortuite dans la mesure où il y a anguille sous roche, étant donné qu'il y a lieu de se poser la question de savoir comment elle a pu passer l'étape des parrainages, d'autant qu'elle lui manquait plus de 30.000 parrains. Alors qu'à côté, la candidature de Karim Wade est rejetée sur la base de la double nationalité, sauf que ce dernier a perdu sa nationalité française.
C'est sur ces bases et suite à la saisie des candidats regroupés autour du collectif des recalés que le Président de la République a décidé de reporter les élections, affirme-t-il.
Il ajoute que le président, lors de sa déclaration du 03 février passé où il annonçait le report des élections, pensait que le Sénégal allait traverser une crise dangereuse qui pourrait bouleverser ses institutions. Il pense qu'il y a au Sénégal des forces qui guettent la moindre occasion pour s'attaquer au pays.
Il rappelle que bien que la décision soit rejetée par le Conseil constitutionnel, il y a lieu de reconnaître que les élections ne pourront se tenir dans une semaine parce que les candidats doivent battre campagne pour une durée de 21 jours.
Étant donné que les 7 sages ont invité le Président à fixer la date des élections présidentielles dans les meilleurs délais, il doit donc s'ouvrir aux autres candidats afin de trouver un consensus. Il salue d'ailleurs cette initiative et magnifie la maturité des acteurs politiques qui ont accepté de se concerter pour conserver les fondamentaux de la République, laissant derrière eux leurs divergences. Il invite donc l'ensemble des acteurs à être beaucoup plus vigilants face aux menaces extérieures, car il est évident que l'exploitation pétrolière est une source d'instabilité dans certains pays pauvres.
Étant donné que les 7 sages ont invité le Président à fixer la date des élections présidentielles dans les plus meilleurs délais, il doit donc s'ouvrir aux autres candidats afin de trouver...
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Kaw Oumar Sarr