Dans une interview avec nos collègues de SENEPLUS, l'enfant adoré de Keur Mame El Hadj commence à se disputer avec les nouveaux dirigeants du pays concernant deux questions, dont voici la teneur.
En tant qu'enseignant de formation et professionnel, quelle est votre opinion sur la création à la Présidence de la République d'une direction des affaires religieuses et de l'intégration des diplômés de l'enseignement arabe ?
La logique de cette décision me paraît difficile à comprendre, car elle me paraît contre-productive dans le contexte sénégalais si l'on prend en compte certains aspects historiques et les mécanismes de fonctionnement de notre société. Et puis il n'y a pas d'urgence. Selon moi, cela justifie ces décisions. Selon moi, les discussions nationales sur les questions essentielles de gouvernance constituent le cadre parfait pour aborder de manière calme et approfondie les grands sujets du lien entre nos institutions et les forces motrices de notre société, y compris les communautés religieuses de toutes confessions et les intellectuels de culture.
Est-ce que vous pensez qu'il est nécessaire de revoir la priorité accordée à la révision des comptes, comme en témoigne le déplacement du Président Diomaye Faye à Thiès le 1er mai ?
Je pense que ce voyage n'était pas approprié. Il y a de nombreux moyens d'obtenir des informations précieuses sur le foncier sans avoir à se déplacer personnellement. Selon moi, ce thème ainsi que d'autres de même nature sont des actions de gestion à des niveaux qui ne doivent pas impliquer un chef d'État à ce stade des procédures de traitement. Il ne faut rien laisser à l'abandon. Cependant, actuellement, je mets les priorités ailleurs. Selon moi, la sagesse est essentielle pour une équipe au pouvoir qui n'a pas encore commencé à s'installer, avec un environnement institutionnel aussi délicat et précaire. Il aurait été préférable de favoriser les conditions de calme afin de finaliser le processus en cours de mise en œuvre des instruments de gouvernance du pays et de prendre en compte les priorités citoyennes les plus urgentes.
Cependant, je suis respectueux des décisions des autres dès lors qu'ils sont les vainqueurs du moment, ce qui les rend maîtres de la décision.
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Kaw Oumar Sarr