La ville de Thiès vit une crise majeure, révélant les failles d’une gestion locale controversée. Selon nos confrères de Carréfour Média, l’Hôtel de Ville, emblème administratif de la cité du rail, a été privé d’eau par la Société Eau du Sénégal (SEN’EAU) en raison d’un défaut de paiement persistant.

post Une décision radicale qui plonge cette institution au cœur de la ville dans une situation de dénuement total. Depuis plusieurs jours, le personnel communal doit faire face à une absence totale d’eau, un service essentiel pour le bon fonctionnement de l’administration et pour l’accueil du public. L’état civil, service clé pour la délivrance des actes de naissance ou de mariage, se trouve ainsi dans une situation critique : manque de toilettes fonctionnelles, conditions de travail dégradées et désarroi au sein des agents publics. Ce silence imposé par SEN’EAU, pour non-paiement des factures, fait écho à une gestion locale souvent critiquée. Alors que la facturation d’eau impayée met à mal l’institution municipale, le maire Babacar Diop a dégagé plusieurs millions de francs CFA pour financer des activités socio-culturelles (ASC), galvanisant la colère d’une population qui perçoit cette dépense comme une déconnexion totale avec ses priorités. Les citoyens, notamment ceux qui fréquentent quotidiennement la mairie pour leurs démarches administratives, expriment leur frustration face à ce qu’ils considèrent comme une gestion désastreuse et capricieuse. La coupure d’eau révèle une fois de plus les dysfonctionnements et la mauvaise priorisation des ressources dans la commune. Tandis que certains voient dans cette crise une opportunité de réformes, d’autres dénoncent un exemple criant de gouvernance insouciante, où les besoins fondamentaux de la population semblent relégués au second plan face à des dépenses controversées de la municipalité.

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Ce silence imposé par SEN’EAU, pour non-paiement des factures, fait écho à une gestion locale souvent critiquée.

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